Il paraît qu’on en apprend beaucoup sur une autrice à travers ses romans. C’est en tout cas ce que pense Edwige, qui a décidé de me consacrer une interview dans ce nouvel épisode d’Allô Romance.

On y parle de Destins contraires, ma première romance contemporaine, des inspirations derrière Elias et Armance, de la véritable histoire de la Mano, mais aussi des quelques (nombreux) moments où j’ai sérieusement douté de mes capacités à écrire ce roman.

Parce qu’entre l’idée de départ et le livre que tu peux aujourd’hui tenir entre tes mains, il s’est passé pas mal de choses. Certaines passionnantes. D’autres nettement moins glorieuses.

Pas le temps d’écouter l’interview ? Je t’en raconte ici les grandes lignes, sans te gâcher les surprises du roman.

Destins contraires : une romance enemies to lovers entre deux mondes

Destins contraires, c’est l’histoire d’Armance, une jeune femme qui tente de surmonter une épreuve grâce à un groupe d’amis très soudé. Ils ne se connaissent pas depuis si longtemps, mais ils ont construit ensemble un équilibre auquel elle tient énormément.

Et puis Elias sort de prison.

Elias, c’est le frère de son meilleur ami. Ils ne se sont jamais rencontrés, mais il a déjà de sérieux préjugés envers elle. Pourquoi ? Ça, je te laisse le découvrir dans le roman.

Toujours est-il qu’il est particulièrement dur avec Armance. Et elle, ce qu’elle redoute par-dessus tout, c’est qu’il finisse par l’éloigner de ses amis et de cet équilibre un peu précaire qu’elle a réussi à construire.

Sauf qu’au fil des pages, ses actes commencent à contredire ce qu’il prétend penser d’elle.

On est donc sur une romance enemies to lovers, avec un bad boy qui semble inaccessible, une héroïne qui ne se laisse pas faire et deux personnages qui ont beaucoup plus en commun qu’ils ne l’imaginent.

Avec, en prime, une bonne dose de found family, de préjugés et de reconstruction.

Elias et Armance : les apparences sont parfois trompeuses

L’une des choses que je voulais montrer dans ce roman, c’est qu’on aime bien mettre les gens dans des cases.

Les riches, les pauvres. Les solitaires, les gens entourés. Ceux qui ont tout pour être heureux et ceux qui, en apparence, n’ont rien.

Sauf que la réalité est rarement aussi simple.

Armance vient d’une famille aisée. De l’extérieur, elle a une vie qui pourrait faire rêver. Pourtant, quand on gratte un peu, on se rend compte que les choses sont loin d’être aussi merveilleuses.

À l’inverse, Elias a grandi dans un milieu beaucoup plus modeste, mais il connaît des liens familiaux et amicaux particulièrement forts.

Je voulais brouiller un peu cette frontière entre deux mondes qu’on imagine opposés, alors qu’ils ne le sont pas forcément tant que ça.

Et surtout montrer qu’entre ce qu’on laisse voir de soi et ce qu’on est réellement, il peut y avoir un gouffre.

Silhouettes de passants dans une rue en noir et blanc, projetant de longues ombres sur les pavés.
Couverture de Destins contraires d'Ombre Amara sur un mur de street art.

La Mano : une found family inspirée de la vraie vie

Voilà une question qu’Edwige tenait absolument à me poser : est-ce que la Mano existe vraiment ?

La réponse est oui.

Enfin, elle a existé. Et oui, je me suis inspirée de personnes réelles pour créer ce groupe d’amis.

Attention, Destins contraires n’est pas une autobiographie. Les personnages et leurs histoires sont romancés. C’est un mélange de choses vécues, observées, imaginées, de souvenirs et d’inspirations diverses.

Mais cet aspect très soudé du groupe, ce sentiment d’appartenir à une famille qu’on s’est choisie, je voulais vraiment le retranscrire.

Et quand Edwige m’a expliqué qu’elle aurait adoré faire partie de la Mano, je me suis dit que j’avais plutôt bien réussi cette partie du travail.

D’autant que la Mano, ce n’est pas simplement une bande de garçons gentils et protecteurs.

C’est aussi un groupe très fermé. Ils se suffisent à eux-mêmes, font difficilement confiance aux personnes extérieures et ne laissent pas entrer grand monde dans leur univers.

Ils sont soudés, oui. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont faciles à approcher.

Du rap au graffiti : les inspirations de l'univers de Destins contraires

La musique a énormément influencé mon écriture.

D’ailleurs, contrairement aux autrices qui disent trouver leurs meilleures idées sous la douche, moi, c’est plutôt en voiture.

J’écoute de la musique, mon cerveau commence à faire des associations d’idées et, parfois, quelque chose se débloque.

Le rap, les graffitis, le breakdance et toute cette culture urbaine ont donc trouvé assez naturellement leur place dans Destins contraires.

Une bonne partie de l’univers du livre découle de ces inspirations, mais aussi de ce que je connais de la vraie vie.

Et c’est allé jusqu’aux illustrations du roman, réalisées par le neveu de l’un des membres de la véritable Mano.

Je crois que j’étais tellement immergée dans cette histoire que tout ce qui l’entourait s’est construit presque inconsciemment : les illustrations, les textes, les visuels…

Un projet un peu immersif, finalement.

Livre Destins contraires ouvert sur le premier chapitre, avec une illustration d'Armance sur la page de gauche.

Elias : le bad boy protecteur que j'avais envie de lire

Edwige m’a également demandé si Elias était mon bookboyfriend idéal.

Et là, clairement, la réponse est oui.

J’ai écrit le livre que j’avais envie de lire, avec le personnage masculin que j’avais envie de rencontrer dans une romance.

Ce que j’aime chez Elias, c’est qu’il est sûr de lui. Il assume ce qu’il pense, dit ce qu’il a à dire et ne tourne pas autour du pot. Enfin… sauf quand il s’agit de comprendre ses propres sentiments.

J’adore qu’un personnage se mente à lui-même et que les lectrices s’en rendent compte avant lui.

Elias n’est pas parfait. Il se trompe, parfois même sur ce qu’il croit savoir de lui-même. Mais il est loyal, profondément attaché aux siens et particulièrement protecteur.

J’aime aussi ce contraste entre le personnage qu’on découvre au début, avec son passé carcéral et sa réputation de bad boy, et celui qui se dévoile progressivement.

Le mec fermé qui ne s’ouvre vraiment que pour la protagoniste ? Voilà. C’est exactement le genre de bookboyfriend que j’aime.

Et puis, Elias et Armance vont se révéler l’un à l’autre. Pas parce que l’un va miraculeusement réparer l’autre, mais parce que leur relation va leur permettre d’envisager des choses autrement.

L'amour peut-il vraiment réparer quelqu'un ?

C’est l’un des grands thèmes du roman : la reconstruction.

Mais je ne pense pas que l’amour, à lui seul, puisse réparer une personne.

En revanche, je crois que quelqu’un peut, par sa manière d’être, ses paroles ou ses actes, nous montrer un autre chemin que celui dans lequel on s’est un peu enfermé.

Et ça fonctionne aussi bien en amour qu’en amitié.

C’est d’ailleurs ce que j’aime retrouver dans mes lectures : une relation qui a du sens, qui fait évoluer les personnages et qui ne repose pas simplement sur le fait d’une attirance physique.

Quand je ne comprends pas pourquoi deux personnages tombent amoureux, j’ai beaucoup plus de mal à m’attacher à leur histoire.

Et parfois, je finis même par DNF. Autrement dit, abandonner le livre avant la fin.

rose rouge sur fond sombre
Couverture de Destins contraires d'Ombre Amara sur un mur de street art.

Dans les coulisses de l'écriture de Destins contraires

Avec Edwige, on a aussi pas mal parlé d’écriture, de mes difficultés avec le premier jet, de procrastination et de syndrome de l’imposteur (un vaste sujet !). Mais je crois qu’il y a de quoi en faire un article à part entière. Alors, on gardera ça pour une prochaine fois !

Après Elias et Armance, la Mano aura-t-elle d'autres histoires ?

Oui !

Destins contraires est le premier roman d’une série de quatre histoires consacrées aux membres de la Mano.

Warren, Nathan et Zack auront chacun leur propre tome, avec leur histoire d’amour et leurs personnages.

Les romances seront indépendantes, mais je conseillerais quand même de les lire dans l’ordre pour préserver les surprises concernant les couples précédents.

 

Tu veux découvrir Destins contraires ?

Si tu aimes les romances enemies to lovers, les bad boys protecteurs, les amitiés qui ressemblent à une famille et les personnages qui cachent bien plus de choses qu’ils n’en montrent, Destins contraires pourrait te plaire.

Tu peux découvrir gratuitement les premiers chapitres du roman, ou écouter notre interview complète dans Allô Romance pour en apprendre davantage sur sa création.